Dans la communication écrite, les fautes les plus fréquentes tiennent souvent à des subtilités d’orthographe et de grammaire qui égarent même les professionnels pressés. Inspiré par les questions reçues via le compte Instagram @label_etoile_agency, je propose ici des clés simples et des tests rapides pour choisir entre davantage et d’avantage, entre quelque et quel que, ou encore pour départager c’est et s’est. Avec des exemples concrets, une petite histoire métier et des astuces pratiques, cet article vise à rendre votre écriture plus sûre et plus crédible. Prenez Claire, responsable communication d’une PME : ses newsletters gagneront en clarté en appliquant ces règles. Lisez, testez et gardez ces repères auprès de votre équipe.
Davantage ou d’avantage : comment choisir sans hésiter
Commencez par la fonction du mot. Si le mot exprime une quantité ou une intensification, écrivez davantage : il s’agit d’un adverbe invariable équivalent à « plus » ou « plus de ». Exemples : Davantage d’exemples rassureront le lecteur. Le verbe qui suit s’accorde avec le sujet comme d’habitude.
Echauffement orthographique
Saurez-vous corriger cette phrase en 8 secondes ?
« Il y aura davantage d’avantages a cette approche, quelque soient les objections, c’est evident. »
En revanche, si le sens renvoie au nom avantage (bénéfice), la forme correcte est d’avantage, contraction de « de avantage » ou « des avantages » selon le contexte. Exemple : Je vois d’avantages à cette solution. Dans la pratique, remplacez mentalement par « bénéfice(s) » pour tester.
Cas pratique : Claire et la newsletter
Claire avait écrit « d’avantage d’informations seront partagées » ; ses lecteurs ont compris « des bénéfices », alors qu’elle voulait dire « plus d’informations ». Après correction : « Davantage d’informations seront partagées », le message est devenu clair. Insight : un test de substitution (« plus » vs « bénéfice ») suffit souvent à lever l’ambiguïté.

-ueil ou -euil : la règle simple pour l’orthographe
Pour écrire correctement les mots en -euil ou -ueil, retenez cette astuce pratique : après les consonnes g ou c, on écrira toujours « -ueil ». Après les autres consonnes, on écrira « -euil ». Ainsi : accueil, écueil, orgueil, mais feuille, cueillir, écureuil.
Cette règle évite de tâtonner lors de la relecture. Pensez à l’origine phonétique du mot si vous hésitez : le son [œj] s’écrit de deux façons mais la consonne précédente fixe l’orthographe.
Vocabulaire courant et astuces
- Vérifier la lettre précédente : si c’est g ou c, choisissez -ueil.
- Utiliser un dictionnaire pour les mots rares (ex. écueil).
- Pratiquer avec listes de mots : écrire dix mots chaque matin consolide la mémoire orthographique.
Insight : garder en tête la consonne qui précède suffit pour résoudre la majorité des doutes sur -euil/-ueil.
Quelque, quel que : accords, tests et erreurs fréquentes
La distinction entre quelque et la locution quel que repose sur la fonction grammaticale et l’accord. Quelque peut s’accorder lorsqu’il précède un nom (quelques heures, quelques idées). Il reste invariable devant un nombre (quelque 20 participants) ou devant un adjectif introduisant une concession (quelque pénibles que soient).
La locution quel que est toujours suivie d’un verbe au subjonctif et s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe. Exemples : Quel que soit votre avis, nous en tiendrons compte. Quelles qu’elles soient, les objections méritent d’être entendues.
Exercice guidé et anecdote
Lors d’un atelier, j’ai demandé aux participants d’identifier l’erreur dans « Je viendrai quelque soient les conditions ». La correction : « Quelles que soient les conditions ». Ce test montre l’efficacité du passage au subjonctif pour reconnaître la locution.
Insight : testez toujours en remplaçant par « quelles que » + subjonctif ou en contrôlant si le mot précède un nombre pour déterminer l’accord.
Homophones fréquents : ça/sa, ces/ses, c’est/s’est — tableau et règles
Les homophones perturbent la communication car ils sonnent de la même façon mais n’ont pas le même rôle. Voici un tableau synthétique pour vous aider à choisir rapidement.
| Mot | Nature | Test simple | Exemple |
|---|---|---|---|
| Ça | Pronom démonstratif | Remplacer par « cela » | Ça me rappelle des souvenirs → Cela me rappelle… |
| Sa | Adjectif possessif | Remplacer par « son/leur » selon le possesseur | Sa note de réunion est claire → c’est la sienne |
| Ces | Adjectif démonstratif | Remplacer par « ceux/ces-là » | Ces bureaux sont libres. |
| Ses | Adjectif possessif | Remplacer par « leurs/les siens » | Ses feutres sont neufs. |
| C’est | Contraction « cela est » | Remplacer par « cela est » | C’est important → Cela est important. |
| S’est | Réflexif + verbe (auxiliary) | Peut-on écrire « ils se sont » ? | La réunion s’est terminée tard → Elles se sont terminées tard. |
Avant d’envoyer un mail ou une publication, appliquez cette petite checklist pratique :
- Remplacez ça par « cela » pour vérifier.
- Testez la possession avec « son/sa/ses ».
- Remplacez c’est par « cela est » ou vérifiez la présence d’un participe passé pour s’est.
- Relisez à haute voix : l’oreille détecte souvent un mauvais accord.
Pour approfondir les démonstratifs et d’autres outils utiles à la rédaction, consultez le guide pratique sur les démonstratifs. Et si vous aimez décortiquer les nuances, cet article propose aussi les subtilités entre bon et bien qui complètent utilement ces repères.
Insight : traiter les homophones par des tests de substitution rapides évite la plupart des erreurs visibles en communication professionnelle.














