Dans le médico-social, la coordination de parcours n’est plus un luxe mais une condition pour que chaque personne trouve sa place et fasse entendre sa voix. Les professionnels le constatent chaque jour : les dispositifs se multiplient, les interlocuteurs aussi, et l’accompagnement devient parfois un labyrinthe. La formation « La Coordination de Parcours » proposée par l’ERTS s’inscrit précisément dans ce contexte, en donnant repères, outils et méthode pour clarifier les étapes clés d’un parcours. On y apprend à articuler communication, gestion de projet et suivi personnalisé, non pas de manière abstraite, mais à partir de situations très concrètes. C’est une manière de redonner du sens au travail en réseau et de renforcer le pouvoir d’agir des personnes accompagnées. Pour beaucoup de professionnels, cette montée en compétences est aussi une opportunité d’évolution de carrière et de repositionnement dans leur équipe.
Depuis la transformation de l’offre médico-sociale, les institutions sont invitées à sortir d’une logique de place en établissement pour aller vers un parcours souple, ajusté à la vie réelle des personnes. Cela suppose une véritable facilitation entre structures, services à domicile, dispositifs de droit commun et aidants. Sans une fonction claire de coordination, les ruptures d’orientation, les doublons d’interventions et les malentendus se multiplient. Les personnes en situation de handicap ou de grande vulnérabilité en paient le prix, parfois en renonçant purement et simplement à leurs droits.
Avant de lire
Etes-vous capable de repérer les 3 étapes clés d’une coordination de parcours ?
Laquelle de ces trois propositions ne fait PAS partie des étapes clés d’un parcours coordonné ?
Réponse révélée. Bonne lecture !
La formation de l’ERTS répond à cette réalité de terrain en plaçant au centre l’autodétermination et le pouvoir d’agir des personnes. Le coordinateur n’est ni un chef d’orchestre autoritaire ni un prescripteur, mais un médiateur qui relie, simplifie et sécurise les transitions. Cette posture s’inscrit dans les grandes orientations des politiques publiques actuelles, qui rejoignent d’ailleurs d’autres champs, comme celui des professions au cœur de la petite enfance ou des accompagnants éducatifs et sociaux, où la continuité de l’accompagnement devient un critère majeur de qualité. Au fond, il s’agit de mettre la personne au centre, sans la laisser seule face à la complexité du système.

La fonction de coordinateur de parcours transforme la manière dont une équipe conçoit son action. On passe d’une logique de succession d’interventions à une vue d’ensemble, pensée comme une véritable gestion de projet centrée sur la personne. Le coordinateur cartographie les acteurs, repère les étapes clés (accueil, évaluation, plan d’accompagnement, réajustements, transitions) et veille à ce que chacun connaisse son rôle. Cette clarification diminue les tensions entre partenaires, sécurise les moments critiques (changement d’établissement, sortie d’hospitalisation, entrée dans l’emploi) et favorise un suivi personnalisé.
Dans la pratique, cela implique aussi un changement de posture : savoir écouter sans prendre le pouvoir, reformuler les attentes, négocier des compromis réalistes avec la personne et ses proches. De nombreux stagiaires racontent, par exemple, comment la mise en place d’un temps régulier de communication tripartite (usager – famille – institution) a permis de lever des incompréhensions anciennes. Cette fonction de « traducteur » entre logiques professionnelles, contraintes familiales et projet de vie constitue l’une des clés de voûte d’un parcours fluide.
La formation s’adresse à l’ensemble des professionnels du secteur social et médico-social : éducateurs spécialisés, psychologues, assistants sociaux, infirmiers, cadres intermédiaires, etc. Elle se déroule sur 2 jours en présentiel, soit 14 heures, à l’ERTS d’Olivet pour les sessions inter-établissements, avec des possibilités d’organisation en intra sur demande. Dès l’inscription, la référente handicap de l’école peut étudier les adaptations nécessaires pour les professionnels en situation de handicap, afin de garantir un accompagnement réellement inclusif. Ce souci d’accessibilité reflète déjà la philosophie de la coordination de parcours : ajuster le dispositif aux besoins de la personne et non l’inverse.
Le coût de la formation est de 400 € par personne pour les deux jours, un investissement qui peut être pris en charge par le Plan de Développement des Compétences des salariés ou par un financement individuel. Pour préparer au mieux leur projet, certains stagiaires choisissent de s’appuyer sur un guide pour rédiger une lettre de motivation à une formation professionnelle, notamment lorsqu’ils souhaitent négocier un financement avec leur employeur. Cette démarche renforce d’emblée la logique de projet de carrière et de montée en compétences structurée.
Le cœur de la formation repose sur trois grands axes : les enjeux de l’inclusion et du pouvoir d’agir, la transformation de l’offre médico-sociale, et la définition précise de la fonction de coordinateur de parcours. Les participants explorent ainsi les missions attendues (analyse de la situation, structuration des étapes clés, animation de la collaboration interprofessionnelle), les compétences nécessaires (écoute active, négociation, rédaction de plans d’accompagnement) et les outils concrets (grilles de suivi, cartographie des ressources, tableaux de bord). L’objectif est de rendre chaque professionnel capable de penser un parcours comme une suite d’objectifs partagés plutôt que comme une série d’actes techniques isolés.
Pour y parvenir, la pédagogie alterne apports théoriques, études de cas et mises en situation à partir de scénarios très proches du terrain. On suit, par exemple, le parcours de « Nadia », une jeune femme en situation de handicap moteur qui souhaite quitter le domicile familial pour un logement autonome, tout en conservant ses repères sociaux et médicaux. Les stagiaires doivent alors organiser l’orientation, coordonner les aides humaines, anticiper les risques de rupture et planifier un suivi personnalisé. Ces exercices permettent de tester différentes formes de communication avec les partenaires et de mesurer l’impact d’une décision mal expliquée ou d’une information non transmise.
L’un des grands intérêts de cette formation tient à l’attention portée aux outils concrets de coordination. Les stagiaires travaillent sur les documents de leur propre structure (projets personnalisés, fiches de liaison, comptes rendus de synthèse) pour les adapter à une logique de gestion de projet. Ils apprennent à hiérarchiser les priorités, à formaliser les engagements de chaque partenaire et à construire des indicateurs de suivi personnalisé. Cette approche rejoint les besoins actuels des établissements, qui cherchent à mieux articuler leurs systèmes d’information, à l’image des portails RH ou familles utilisés dans d’autres secteurs sociaux et médico-sanitaires.
La réussite d’un parcours repose aussi sur la qualité de la collaboration entre acteurs. La formation insiste sur les réunions de coordination, la répartition claire des responsabilités et la reconnaissance mutuelle des expertises. Des parallèles sont parfois établis avec d’autres champs professionnels, comme la médecine du travail ou les formations aux premiers secours, où la circulation de l’information et l’anticipation des risques sont tout aussi décisives. Les participants repartent avec des repères concrets pour animer des temps de communication efficaces, cadrer les décisions collectives et formaliser les compte rendus utiles à tous.
Pour résumer les bénéfices de ces deux jours de travail intensif, on peut regrouper les apports majeurs autour des points suivants :
À l’issue de la formation, chaque participant reçoit une attestation de formation, qui peut s’inscrire dans un projet plus large d’évolution professionnelle ou de reconnaissance de compétences au sein de sa structure. C’est souvent le point de départ d’une dynamique interne de réorganisation des parcours, où l’on repense la place de chacun autour d’un cap commun : la continuité et la qualité de l’accompagnement.
Pour disposer d’une vue synthétique des modalités de la formation, le tableau ci-dessous rassemble les informations essentielles utiles aux professionnels et aux directions d’établissement.
| Élément | Détails de la formation « La Coordination de Parcours » |
|---|---|
| Public concerné | Professionnels du secteur social et médico-social (psychologues, travailleurs sociaux, éducateurs, infirmiers, cadres, etc.) |
| Durée | 2 jours en présentiel, soit 14 heures de formation |
| Lieu | ERTS d’Olivet pour les sessions inter-établissements (intra-établissement sur demande) |
| Dates | Sessions inter-établissements prévues les 12 et 13 octobre 2026, autres dates possibles en intra |
| Coût | 400 € par personne pour les 2 jours |
| Financement | Plan de Développement des Compétences des salariés ou financement individuel |
| Accessibilité | Étude des adaptations possibles par la référente handicap de l’ERTS, sur demande du candidat |
| Intervenant | Formateur expérimenté en coordination de parcours et transformation de l’offre médico-sociale |
| Validation | Attestation de formation remise à chaque participant à l’issue des deux jours |
| Contact | Téléphone : 02 38 69 17 45 – Mail : contact.formations@erts-olivet.org |
Entre les réunions d’information régulières proposées en présentiel et en visioconférence, et la possibilité d’organiser des sessions sur mesure en intra, l’ERTS offre un cadre souple pour intégrer la coordination de parcours au projet d’établissement. Pour les professionnels, c’est l’occasion de transformer une pratique parfois intuitive en une véritable compétence reconnue, structurée et partagée par l’ensemble de l’équipe, au service d’un accompagnement plus lisible et plus sécurisant pour les personnes accompagnées.
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